Ces paysans des Deux-Sèvres regrettent l’accélération annoncée des chantiers de bassines et le disent au préfet
Pour la Confédération paysanne, les engagements des irrigants engagés dans le projet de stockage d’eau dans le sud Deux-Sèvres ne sont pas tenus. A leurs yeux, le moratoire est la seule issue possible pour sortir du conflit.
La rencontre s’est dessinée au dernier moment. Mardi 30 décembre 2025, quatre agriculteurs affiliés à la Confédération paysanne (Stéphane Clisson, Amandine Pacault, Fabienne Kutter et Pierre Guérin) ont rencontré le préfet des Deux-Sèvres, Simon Fetet, pour aborder notamment la question cruciale de la gestion de l’eau. Opposé au projet des réserves de substitution dans le bassin de la Sèvre niortaise et du Mignon, le syndicat agricole a réitéré en vain sa demande de moratoire, le représentant de l’État ayant récemment fait part de son ambition d’accélérer les chantiers de stockage d’eau dans le département. Nous nous opposons toujours à la poursuite du protocole de 2018 dont les éco-engagements ne sont pas ou peu respectés (très faible réduction des traitements et des changements des pratiques). Personne ne devrait pouvoir se satisfaire des résultats actuels .
« Pas une bonne manière d’apaiser le débat »
Le qualificatif de sauvages attribué aux manifestants de Sainte-Soline dans nos colonnes par le préfet a également été pointé par la délégation. Ce n’est pas une bonne manière d’apaiser le débat , a regretté le quatuor soucieux dénonçant au passage le manque de moyens mis en place pour empêcher le saccage de la ville de Melle le 17 décembre par des agriculteurs répondant à l’appel de la Coordination rurale. Jusqu’au dernier jour de 2025, nous avons défendu une agriculture paysanne qui soit juste socialement, viable économiquement et vivable écologiquement. Et nous rempilerons de plus belle en 2026 .