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Nappes d'eau souterraine au 1er mai 2024


Avec 65% des niveaux des nappes phréatiques au-dessus des normales mensuelles, la situation est très satisfaisante sur une grande partie du territoire, du fait d’une recharge 2023-2024 excédentaire.

En avril 2024, les tendances sont hétérogènes. La période de recharge se termine : les niveaux sont généralement en baisse sur les nappes réactives et restent en hausse sur les nappes inertielles.

L’état des nappes est très satisfaisant sur une grande partie du territoire, notamment sur les nappes réactives, du fait d’une recharge 2023-2024 excédentaire. La situation est défavorable, avec des niveaux bas à très bas, sur la nappe inertielle du Sundgau (sud Alsace) et sur les nappes de l’Aude, du Roussillon et de l’est de la Corse.

La fin de la période de recharge devrait se confirmer en mai. La situation des nappes inertielles devrait se stabiliser en mai puis se dégrader lentement jusqu’à l’automne. Les évolutions des nappes réactives dépendront essentiellement des cumuls pluviométriques, de l’évapotranspiration et des demandes en eau. La situation devra être particulièrement surveillée sur les nappes qui affichent actuellement des niveaux bas à très bas ainsi que sur les secteurs fortement sollicités par des prélèvements.

Tendances d’évolution

En 2023, la recharge s’est initiée tardivement, à partir de fin octobre, mais est ensuite restée très active sur les deux-tiers nord et le sud-ouest du territoire. Sur le sud-sud-est, les nappes ont observé des niveaux en forte hausse à partir de fin février. A fin mars, la recharge 2023-2024 des nappes était très excédentaire sur une grande partie du territoire, à l’exception du littoral du Languedoc et du Roussillon ainsi que de la Corse.

En avril 2024, les tendances s’inversent et sont hétérogènes, marquant la fin de la période de recharge. Les niveaux sont en hausse pour 44% des points d’observation et sont en baisse pour 39% (respectivement 64% et 16% en mars).

Durant le printemps, la végétation sort de sa dormance et absorbe une grande partie des eaux s’infiltrant dans le sol. Les pluies deviennent alors peu efficaces pour la recharge des nappes. Les tendances d’avril dépendent donc principalement de l’inertie de la nappe et des cumuls pluviométriques locaux.

Concernant les nappes inertielles de l’Artois, du Bassin parisien, du Sundgau et du couloir Rhône-Saône, les niveaux demeurent en hausse. Ces nappes présentent un temps de réponse long aux pluies efficaces. Les recharges d’avril correspondent à l’infiltration lente des pluies de la fin de l’hiver et du début du printemps. La recharge diminue cependant en intensité en fin de mois et les niveaux semblent se stabiliser.

Les tendances observées en avril sur les nappes réactives dépendent des pluies efficaces locales. Ainsi, les niveaux sont en hausse sur les nappes du sud-est des alluvions et des formations tertiaires des vallées des Alpes, du Bas-Rhône, de la Durance et de la Côte d’Azur. Un épisode notable de recharge est enregistré début avril parfois soutenu par un épisode moins marqué en fin de mois. Ailleurs, la période de vidange se met progressivement en place. Les niveaux sont stables sur les nappes du nord-est et du Languedoc, en réponse aux pluies de fin mars et d’avril. Les niveaux sont en faible baisse sur les nappes réactives des deux-tiers ouest et de Corse. Enfin, les pluies ont été insuffisantes en avril sur la plaine du Roussillon et le massif des Corbières pour engendrer une recharge significative des nappes.