Nappes d’eau souterraine au 1er Mars 2026

Situation des nappes au 1er mars 2026
La recharge, exceptionnellement importante en février 2026, se poursuit avec 84% des nappes phréatiques en hausse. La situation globale s’améliore sensiblement avec un contraste entre le niveau des nappes du sud très largement au-dessus des normales et le niveau des nappes du nord-est et des nappes inertielles proche des normales ou en-dessous. 67% des points d’observation sont au-dessus des normales mensuelles. Cette situation est comparable, voire meilleure que celle de février 2025 (61% des points d’observation au-dessus des normales mensuelles).
Une forte recharge des nappes avec 84% des niveaux en hausse
Sur l’ensemble du territoire les pluies de février ont permis une recharge importante des nappes. Le niveau des nappes sur les trois quarts sud-ouest de l’hexagone est excédentaire, de modérément haut à très haut.
Seules quelques nappes du quart nord-est du territoire ont encore des niveaux modérément bas mais la situation s’améliore et les tendances d’évolution sont à la hausse.
Le bilan provisoire de la recharge hivernale 2024-2025 permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur une grande partie des nappes réactives pour le trimestre prochain. Cependant, des incertitudes existent concernant l’efficacité des pluies du printemps, avec la reprise de la végétation. Les prévisions à plus long terme restent incertaines.
Tendances d’évolution
La période de recharge s’est amorcée entre fin août et septembre 2025 sur de nombreuses nappes réactives, a marqué une pause début octobre avant de reprendre fin octobre et de se poursuivre en novembre et décembre. Les pluies du mois de janvier n’ont pas été suffisamment efficaces pour maintenir une recharge active. Concernant les nappes inertielles, la période de recharge a commencé à se mettre en place à partir d’octobre 2025 mais elle a peiné à se généraliser.
En février 2026, la recharge est active avec 84% des niveaux en hausse (56% en janvier). Les pluies du mois de février ont permis une recharge très exceptionnelle. La recharge est bien plus active en 2026 qu’en 2025 (49% des niveaux en hausse) pour ce mois de février.
Nappes inertielles
Les pluies de l’automne et de l’hiver 2025-2026 ont été généralement déficitaires sur le Bassin parisien et l’est de l’Artois. En février 2026, les précipitations ont été excédentaires permettant à la recharge de se généraliser aux nappes très inertielles du centre du Bassin parisien et de l’est de l’Artois : les tendances se stabilisent pour les nappes les plus inertielles ou sont à la hausse. La recharge reste cependant peu active au centre du Bassin parisien, du fait de la lente infiltration des pluies jusqu’aux nappes.
Concernant les nappes inertielles du couloir Rhône-Saône, la recharge est active depuis octobre ou novembre 2025. En février 2026, les tendances sont orientées à la hausse.
Nappes réactives
Des épisodes de recharges conséquents s’observent sur l’ensemble des nappes réactives et les tendances sont à la hausse. Cependant, les pluies importantes n’ont pas toujours été très efficaces pour les nappes. L’impact de ces pluies sur la recharge a été essentiellement fonction de l’humidité des sols, des sols secs ou saturés limitant les infiltrations en profondeur. Les précipitations intenses sur un temps court ont souvent saturé les sols, favorisant le ruissellement au détriment de l’infiltration vers les nappes.
Pour le nord-est et le Jura, les premières pluies de février ont d’abord permis d’humidifier les sols, après trois mois de sécheresse, avant de réussir à s’infiltrer en profondeur. Les nappes très réactives des calcaires jurassiques du Jura et de Lorraine ont réagi plus rapidement que les nappes moins réactives des grès vosgiens et des calcaires triasiques de Lorraine et de la craie de Champagne.
Pour les deux-tiers sud du territoire, la Bretagne et la Corse, les précipitations intenses ont permis de recharger efficacement les nappes. Cependant, les sols saturés ont pu limiter l’infiltration des eaux. Fin février, après l’arrêt des pluies, la décharge des nappes (décrue) a souvent eu du mal à se mettre en place, du fait des cours d’eau en crue et des volumes d’eau importants à évacuer.

